Vision

La déforestation

La démographie et l’urbanisation croissantes, le mode d’alimentation des pays riches, la pression des populations locales pour qui le bois est trop souvent la seule source d’énergie, ne font qu’alimenter la déforestation mondiale. La déforestation c’est l’équivalent d’un terrain de football qui disparaît en fumée toutes les trois secondes ou encore l’équivalent de la surface de la Grèce qui part en fumée chaque année.

En plus de fragiliser  les populations des zones tropicales dépendantes des forêts pour se nourrir, se soigner et se chauffer (1,8 milliard de personnes au total selon le Forum des Nations Unies sur la Forêt), la déforestation contribue également au dérèglement climatique mondial en libérant du CO2 dans notre atmosphère.

L’instabilité du climat qui se traduit par la multiplication des phénomènes extrêmes (canicules, tempêtes, inondations…) impacte déjà la vie de millions de personnes au Sud, principalement via l’agriculture, tandis que ses effets commencent tout juste à se faire ressentir au Nord.


Le Sud et le Nord sont donc directement concernés par ce phénomène de déforestation et doivent agir ensemble pour l’inverser

Le développement économique des cinquante dernières années s’est fait comme si les ressources naturelles étaient sans limites. Pourtant, les signes d’épuisement sont criants. Notre avenir repose à présent sur l’optimisation et la préservation de ces  ressources. Les conséquences du dérèglement climatique appellent  des actions immédiates pour aider les populations du sud à s’adapter, et leur donner les moyens d’anticiper au moins partiellement les aléas à venir. Enfin et surtout, la forêt génère une multitude de produits et de services indispensables à la vie pas ou peu valorisés dans l’économie de marché.
L’enjeu est donc de démontrer qu’un arbre debout vaut plus qu’un arbre couché ! « Tant que la déforestation rapporte plus aux paysans que la reforestation, elle continuera » nous disait un jour le Président de l’une des plus grandes fédérations paysannes d’Afrique.


La forêt permet de combiner une action locale bénéfique pour ceux qui y vivent à une action globale bénéfique pour tous les êtres humains et les êtres vivants en général

En préservant une forêt d’Amérique du Sud, non seulement nous améliorons les conditions de vie des populations qui y vivent, mais nous contribuons aussi à ralentir le rythme de disparition des plantes. Pour ne prendre qu’un exemple, plus de la moitié des plantes identifiées comme ayant potentiellement des propriétés anti-cancéreuses se trouvent que dans les forêts tropicales, et un français sur deux risquant d’être touché par le cancer au cours de sa vie… Protéger les forêts du sud est aussi l’intérêt des populations du nord !

 

 

 

 

Ou encore, en plantant des arbres fruitiers en Afrique, nous créons un revenu futur pour les villageois, mais nous contribuons aussi à séquestrer du CO2 et donc à limiter le changement climatique pour l’humanité entière.