Dans le cadre du projet collaboratif entre Kinomé, l’Unité Technique Café Cacao (UTCC) et le Laboratoire de Recherche Forestière (LRF), avec le Mouvement Forest and Live, des producteurs de café cacao ont bénéficié d’un appui à la production de plants agroforestiers qui sont en cours de mise en terre.
Pour cette campagne 2018, huit villages de la région des Plateaux du Togo, zone de prédilection pour la production de café et de cacao ont bénéficié de 1 000 plants agroforestiers chacun (soit 8 000 plants) pour regarnir l’ombrage dans les vergers de caféiers et de cacaoyers appartenant à 197 producteurs dont 30 femmes (15,23 %). Ces villages sont Klonou, Apoti, Dzeyibo, Yikpa Dzigbé, Evou Apégamé, Lomnava, Wobe et Assousse Copé. Des formations ont été apportées aussi dans chaque village afin d’outiller les producteurs sur des bonnes pratiques de plantation.
Après la plantation, ces plants devront être bien soignés et protégés!

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Le 1er juin est décrété journée de l’arbre au Togo. En ce jour, il est demandé chaque togolais de mettre en terre au moins un arbre. Tout le mois de juin est donc considéré au Togo comme mois de l’arbre. Une tradition, qui respectée dans la zone café-cacao, pourrait sauver les vergers de caféiers et de cacaoyers puis permettrait la récupération des terres dégradées.
Dans le cadre du projet OPASASE-Togo conduit par l’UTCC et le LRF en collaboration avec Kinomé et le mouvement Forest and Life, huit communautés villageoises ont été choisi pour bénéficier des appuis du projet afin de reconstituer le couvert végétal dans les agroforêts et ainsi créer les conditions optimales d’une bonne productivité des vergers de cacaoyers et de caféiers. Les arbres sont en cours de distribution (8 000 plants) aux communautés villageoises, pour une plantation à partir du 1er juin 2018.

Les formations sur les techniques de mise en place des arbres agroforestières en pure ou en association avec les cacaoyers/caféiers ont également démarrées. Vivement que les arbres soient plantés et protégés pour un meilleur devenir de l’écosystème !

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Il est de plus en plus évident aux planteurs que la forêt joue un rôle important dans le processus de production de leurs biens : le café et le cacao. Plusieurs travaux de recherche ont permis de prouver cette importance et ont permis aussi d’identifier les essences à utiliser pour un meilleur ombrage dans les vergers pour un meilleur devenir. Mais force est de constater que sur le terrain, il est encore nécessaire de convaincre les populations. Pourquoi donc ?
D’abord les planteurs intéressés à planter individuellement et à qui on a assigné le rôle de replanter la forêt, pensent qu’ils travaillent pour tous les autres. Ensuite, les intérêts immédiats liés à la replantation des forêts ne paraissent pas évidents pour les planteurs: ils voient en priorité les revenus immédiats. Puis il y a le besoin de gagner en confiance pour implémenter des innovations tout en envisageant les résultats sur le long terme.
De ces constats faits par l’UTCC dans les localités de production de café cacao au Togo, ressortent aussi des pistes d’action. D’abord, doubler les formations à la mise en place et à la conduite des pépinières et des vergers de séances de diagnostics participatifs à l’échelle des villages sur les freins à la reforestation et les leviers. La stratégie pour la campagne 2018 ira au-delà des planteurs volontaires pour chercher à impliquer toute la communauté de tout village participant au mouvement. De beaux challenges pour les mois à venir !

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En décembre dernier, les élèves de trois classes de l’école de Marigné Laillé (dans la Sartre), ont planté 1000 arbres dans la forêt domaniale de Bercé. Pour chaque arbre planté en France, 2 seront plantés au Togo.

Les jeunes français, ont partagé leur expérience dans des lettres adressées aux élèves de l’école de Kagnigada au Togo. La correspondance démarre entre les classes !

En mission au Togo, Kinomé a déposé en mains propres les correspondances aux enfants, éveillant joie et curiosité. Ravis de découvrir en photo leurs correspondants, de lire leur expérience, et de découvrir en images les forêts françaises, de multiples questions ont émergé : « Quels arbres ont été plantés ? « Trouve-t-on également des manguiers et des bananiers en France ? ». Les jeunes togolais, désireux de mieux connaître leurs correspondants français, sont en train de préparer leur réponse, sous forme de lettres et de courtes séquences vidéos.

Le projet prévu sur 2 ans (replantation de 2000 arbres à Bercé avec 6 classes, 4000 arbres au Togo, avec 6 classes) a le soutien de la fondation Léa Nature Jardin Bio’ et réunit un ensemble de partenaires : Kinomé, l’ONF, la commune de Marigné Laillé, et l’Inspection Académique.

Au même moment, les correspondances entre les 36 classes participantes au programme Forest&Life dans les landes, communiquent avec trois établissements scolaires du Gabon!

 

Une étude a permis de comprendre les raisons de l’acception ou non de certaines essences forestières par les producteurs de café-cacao dans la zone forestière du Togo. On en déduit plusieurs résolutions dont la non maitrise de la distinction par les producteurs des essences agroforestières des espèces fruitières, les difficultés de reproduction des essences agroforestières et la difficulté de disposer des semences de qualité. Pour les producteurs, c’est une réelle opportunité de se faire former par les équipes de l’Unité Technique Café Cacao (UTCC) et le Laboratoire de Recherche Forestière (LRF), partenaires de Forest&Life.

On a donc en perspective, la formation des jeunes et femmes dans les villages enquêtés et l’appui à la mise en place dans chaque zone de véritables pépinières des arbres agroforestiers que le milieu préfère. Tout ce permettra d’étendre le couvert forestier dans les cacaoyers et les caféiers avec des essences préférées dans chaque zone. La collecte des semences est en cours !

La conservation des agroforêts en saison sèche est très importante pour la pérennisation de leur production et donc le maintien durable des revenus des petits planteurs. La menace permanente de ces agroforêts en saison sèche reste leur destruction par les feux de végétation. C’est dans cette optique que l’Unité Technique Café Cacao (UTCC) a mobilisé ses techniciens pour la sensibilisation et la conscientisation des planteurs autour de ce thème durant les mois de décembre 2017 et janvier 2018.

Cette campagne de sensibilisation a couvert les huit préfectures couvrant les neuf zones de l’aire de production café cacao au Togo à savoir Agou, Kloto, Kpélé, Amou, Danyi, Akébou, Wawa Litimé, Wawa Plateaux et Blitta. Les sujets débattus portaient sur les causes de feux de végétation et la lutte contre ces feux criminels ou non. Au total 2 villages dans chaque zone (soit 18 villages) ont été touchés avec la mobilisation de 504 planteurs dont 126 femmes (25 %). Les causes essentielles identifiées étaient d’origine anthropique (mégot de cigarette non éteint jeté, feux de camp oublié, feux des fabricants de charbon de bois non contrôlé, feux de nettoyage des parcelles, etc.). Les conseils ont essentiellement portés sur le respect de la période des feux précoces et leur technique d’application, la mise en place de pare-feu autour et dans les vergers de cacaoyers et de caféiers, la mise en place de comités anti-feux dans les villages pour lutter efficacement contre les feux au cas où ils surviendraient. Ceci permettra de protéger les nouveaux plants agroforestiers, caféiers et cacaoyers mise ne terre en 2017.
La mise en œuvre effective de ces conseils permettrait autant soit peu le ralentissement des feux de végétation qui emportent en quelques minutes le travail réalisé pendant des années. Vivement que des ressources soient mobilisées pour mettre en place des comités anti-feux dans les communautés afin de former davantage les populations à la gestion des feux de végétation.

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Avec l’accroissement de la demande alimentaire (croissance démographie) et à des besoins alimentaires sans cesse plus exigeants, de plus en plus de terres arables sont sujet à une agriculture intensive, avec un des apports importants en intrants chimiques qui se révèlent peu soutenables vis-à-vis des écosystèmes et de la santé humaine. Cette forme d’agriculture pose aussi la question de l’accessibilité pour les agriculteurs les plus démunis.Diminuer les coûts de production et stabiliser l’ensemble du système cultural. Les cultures complexes associant arbres et cultures annuelles (agroforesterie) permettent aux paysans de pérenniser ses systèmes de culture avec l’introduction d’arbres qui fertilisent les cultures vivrières. Celle permet aussi de diversifier les sources revenues et de réduire les coûts (moins d’intrants industriels).

Parmi la panoplie de systèmes agroforestiers qui existent de par le monde, celui à base de moringa est de plus en plus recherché à cause des multiples qualités de l’arbre aussi bien en tant que fertilisant que matière première d’une filière agroalimentaire grandissante.Une place pour moringa dans les systèmes agroforestiers ? Au Togo, le moringa est planté en monoculture sur des petites parcelles de quelques centaines de mètres carrés pour ses feuilles et ses fruits. Les qualités nutritionnelles du moringa ne sont plus à démontrer avec des teneurs en protéines, vitamines et sels minéraux hors du commun. Compte tenu de la raréfaction des terres arables, l’enjeu actuel est de pouvoir l’intégrer dans des systèmes agroforestiers adaptés aux besoins du paysan togolais :

• Sécurité alimentaire (donc maintenir du vivrier).
• Santé (donc améliorer la valeur nutritive des repas dans les ménages et les écoles grâce aux feuilles de moringa)
• Sécurité économique (donc diversifier les revenus)

Soutenu par l’entreprise Triballat, le projet « Champs Écoles Paysans, Cantines Scolaires et Éducation nutritionnelle au Togo » mis en œuvre dans la préfecture de Tchamba (Togo) vient en réponse à ces besoins. Le projet est mis en œuvre par INADES FORMATION TOGO et l’Université de Lomé, avec l’appui technique de Kinomé et Forest&life. Le Champ test d’Innovation est l’outil utilisé par les parties pour mettre au point les innovations culturales.

Ainsi, deux CTI ont été établis en août 2017. D’une surface de 0,6 hectares chacun, ils permettront de tester différents modèles agroforestiers associant vivrier et moringa, à évaluer par les scientifiques et les agriculteurs. A la sortie de ces expériences, le paysan de Tchamba pourront se faire un avis sur les paramètres idéaux d’une production associée et soutenue de produits vivriers et de feuilles de moringa. Comment se fait le suivi ? L’idée est de mesurer l’effet sur les rendements en produits vivriers (maïs et/ou soja) et en feuilles de moringa des paramètres suivants (i) l’écartement des plants de moringa (2mx2m, 4mx2m et 6mx2m) et (ii) la hauteur de prélèvement des feuilles. Ainsi, sur chaque site de 0,6 ha il y a 8 parcelles élémentaires portant le Moringa et les vivriers, plus deux parcelles témoin (sans moringa). Chaque parcelle élémentaire a une superficie de 441 m² (21mx21m). Les mesures sont faites sur un échantillon de 24 plants sur chaque site et portent sur la croissance des arbres et des vivriers, la masse foliaire, l’attaque ou non des feuilles par les insectes, le diamètre du tronc des jeunes plants, etc. L’échantillon est fait de façon aléatoire et la fréquence des mesures est de 45 jours.

Les activités du « Projet Champs Écoles Paysans, Cantines Scolaires et Éducation nutritionnelle au Togo » se sont poursuivies au cours des mois d’octobre et de novembre 2017 avec le suivi scientifique des deux (2) parcelles des Champs Test d’Innovation (CTI) déjà mentionné dans une précédente brève et la mobilisation des acteurs de la filière dans la zone du projet et autres partenaires nationaux de Kinomé.

Des rencontres de concertation et d’échanges ont en effet été organisées sur le terrain et à Lomé. Sur le terrain, INADES a réuni les bénéficiaires directs et indirects dans la zone du projet. Cet atelier d’information a fait participer 57 personnes venues de 23 structures dont les ONG locales, les écoles, et les médias. A Lomé, les partenaires de Kinomé / Forest&Life pour la promotion de la filière Moringa ont été réunis en présence des responsables locaux de la filière. Cette rencontre a constitué un cadre de discussions sur les acquis de la phase pilote (2014-2016) du programme Moringa au Togo et les apports possibles des différentes structures pour les actions de la deuxième phase de ce programme.

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Les écosystèmes soutiennent et procurent de nombreux services écologiques ou écosystémiques (terme plus répandu depuis le Millennium Ecosystem Assessment). Considérés comme faisant partie des biens communs/publics, ils sont utiles pour l’être humain ainsi que les autres espèces et supportent les activités économiques, dans les campagnes comme dans les villes. La définition communément admise de services écosystémiques est celle qui dit que ce sont les bénéfices que les humains retirent des écosystèmes sans avoir à agir pour les obtenir. Par exemple la production de l’oxygène de l’air, l’épuration naturelle des eaux, la biomasse qui nourrit les animaux domestiques, pêchés ou chassés, l’activité des pollinisateurs de cultures et celle des organismes qui produisent et entretiennent l’humus, la séquestration naturelle de carbone dans le bois, les sols, les mers et le sous-sol, ou encore le recyclage permanent des nutriments et de la nécromasse par les animaux, champignons et bactéries. On y inclut aussi les services de récréation offerts par la beauté des paysages.

Dans la zone café cacao au Togo (située à l’Ouest de la Région des Plateaux), les services écosystémiques sont de grande importance pour l’économie nationale. En effet, un environnement préservé est indispensable pour la production de biens comme le café et le cacao (à travers la pollinisation, l’ombrage des vergers, la conservation de l’eau, la régulation du microclimat, etc.) mais aussi pour la conservation des sols, le contrôle de l’érosion, etc. La liste n’est pas exhaustive. Mais on ne peut passer sous silence le paysage radieux qui fait de cette zone le fleuron du tourisme au Togo.

Le mouvement Forest and Life soutient cette dynamique de maintien des services écosystémiques dans la zone café cacao au Togo en faisant la promotion de la plantation d’essences locale et de l’agroforesterie.

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Le projet OPASASE est un des sous-volets du programme Forest&Life au Togo. Il est rentré dans sa phase active en cette année 2017 avec la production, la distribution et la mise en terre des plants agroforestiers dans quatre (4) préfectures de la Région des Plateaux, une préfecture dans la Région Centrale et une préfecture de la Région Maritime avec des appuis formatifs de proximité.

L’objectif général de ce projet est de soutenir les services écosystémiques dans les agroforêts à cacaoyers et à caféiers en termes de production de biens, de biodiversité et de stockage du carbone. A cette étape et avec la contribution des planteurs, 7 070 plants agroforestiers (Terminalia sp., Albizia sp., Erythrophleum guineensis, Samanea saman, Khaya grandifoliola et Cola chlamydantha) à croissance rapide ont été mis en terre pour redensifier l’ombrage dans les caféiers et les cacaoyers puis ont aussi servi à reboiser des espaces dénudés. 83 personnes ou groupes de personnes ont été sensibilisés et mobilisés autour du devenir de l’environnement forestier de la zone de production de café et de cacao au Togo. Les activités continuent avec l’appui conseil à la conduite des plants mis en terre, leur conservation et leur protection. La prospection botanique est en préparation afin d’identifier les essences prisées dans la zone et qui ont des intérêts écologiques/économiques pour les populations, en vue de leur promotion dans la zone café-cacao.

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