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Après Tabligbo et Tchekpo, Sévénokopé (Kpalimé) va recevoir son atelier de transformation de moringa.
La trentaine d’agriculteurs du canton de Fiokpo, dont le siège de la coopérative est à Sévénokopé, attendaient ce moment depuis longtemps. Après deux ans de formation, à la culture et à l’entretien du moringa, ils vont bénéficier d’un premier centre de transformation des feuilles en poudre.
Kinomé a visité le chantier, il est en bonne voie! Les fondations du futur bâtiment sont posées et les murs bien avancés. Manoshap, notre artisan local a déjà fini de fabriquer le séchoir, sur le même modèle que celui de Tabligbo. Compte tenu du faible accès à l’électricité, le séchoir sera équipé d’un dispositif solaire, aussi conçu localement (par les jeunes de la ferme Pensée Positive de l’ONG CADO, notre partenaire), à partir de composantes importées.
Dès que le bâtiment sera terminé et le séchoir installé, les producteurs vont bénéficier d’une formation en gestion de l’hygiène, de la sécurité et de la qualité des produits (HACCP). Une fois tout ceci en place, le centre sera certifié par les autorités nationales.

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Chaque semaine et probablement chaque matin, plusieurs articles d’information grand public sur le moringa sont publiés en ligne ou dans des revues papier, ventant les propriétés nutritionnelles de la feuille de cet arbre tropical et ses apports potentiels sur la santé humaine. Une simple recherche sur Google scholar donne un résultat de près de 30 000 articles scientifiques mentionnant le Moringa oleifera, la plus connue et la plus cultivée des 13 espèces de moringa…
Le moringa est un arbre très répandu, se développant facilement. C’est une solution potentielle à une multitude de besoins essentiels : nutrition et santé humaine, nutrition animale, nutrition et santé des plantes cultivées, qualité de l’eau, qualité des sols, énergie. Sa répartition mondiale coïncide à peu de choses près à la carte de la faim. En effet, la recherche scientifique lui reconnait des propriétés nutritionnelles, compte tenu de sa richesse en protéines, vitamines et minéraux et des effets positifs sur la santé (stabilisation de la pression artérielle, réduction des risques de diabète, anti-inflammatoire), en raison de sa richesse en antioxydants et autres actifs. Des études menées au Sahel ont prouvé la plus rapide récupération des personnes dénutries lorsque le moringa était ajouté à leur ration.
Les coopératives locales et entreprises rivalisent en créativité pour proposer une gamme de plus en plus large de produits alimentaires et diététiques à l’international, mais le moringa reste peu présent dans les paniers nutritionnels locaux. Pour mieux comprendre les blocages, Kinomé a conduit un diagnostic en 2012-2013, en particulier sur l’Afrique, et est arrivé à isoler trois goulots d’étranglement :
L’absence de technologies de transformation adaptées (séchage à l’air libre, intensif en travail et ne garantissant pas la préservation des nutriments dans les feuilles);
La faible qualité des produits (pas de contrôle des paramètres microbiologiques et encore moins de reconnaissance officielle de l’hygiène et de la sécurité des unités de transformation existante);
Une compréhension insuffisante des besoins des différentes franges de la population (urbains, ruraux, écoles) et donc un marketing inadapté.
Le projet pilote Moringa Togo (2014-2016) soutenu par la Cartier Charitable Foundation et Ashoka, a permis de tester l’impact de la levée de ces goulots sur l’accès aux moringa. Les premières évaluations sont encourageantes : appropriation du moringa par les familles sensibilisées à son intérêt et formées à sa culture, stabilisation de la qualité dans les centres de transformation, augmentation de la productivité des transformatrices grâce à de nouveaux équipements à faible coût et basse consommation énergétique, doublement des ventes au niveau des distributeurs, doublement du revenu des femmes. C’est à partir de ces bases solides, que Forest&Life et ses partenaires vont à présent travailler sur un accès au plus grand nombre.
En 2017, grâce au soutien d’Oresys, deux premières cantines scolaires pilotes suivies par l’ONG CADO, vont bénéficier de recettes au moringa. Des recettes dont l’acceptabilité du goût et la qualité nutritionnelle seront étudiées par les chercheurs de l’Université de Lomé.

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Adevou Komlan Eric a un parcours atypique et exemplaire.
Originaire de Kpalimé au Togo, il a suivi une formation en agriculture au Ghana voisin. À son retour, ne trouvant pas d’emploi il devient chauffeur dans une ONG partenaire de Forest&Life, ADT-Togo. En 2013, observant toute l’activité de reboisement qui s’opère dans le cadre de Forest&Life, il a demandé à revenir vers sa passion : les productions végétales, la plantation d’arbres. Eric devient donc le principal pépiniériste de Forest&Life Togo dans la pépinière de Volové. Entre 2013 et 2016, Eric produisait et distribuait entre 15 000 et 20 000 arbres par an pour le projet Bassin Versant de Fiokpo.

Le projet est désormais terminé, et nous avons rencontré Eric la semaine dernière pour faire le bilan. Il nous explique que travailler avec Forest&Life l’a poussé à aller plus loin dans sa connaissance des arbres de la région : à quel moment de l’année fleurissent-ils ? Où et quand dans quelle en forêt rechercher leurs graines ? Comment les faire germer ? Eric a même créé une « banque de semences » dans une forêt attenante à la pépinière. Il est même allé au-delà de son mandat en sensibilisant à l’agroforesterie :
– il offre 20 arbres d’ombrage du cacaoyer ou fixateurs d’azote pour chaque lot de 100 cacaoyers;
– il convainc les agriculteurs de la région qu’il est possible avec de l’envie et du travail, de faire revenir les espèces rares;
– il accueille des jeunes collégiens, deux, curieux d’apprendre ce métier;
– il reçoit souvent la visite de ses voisins paysans viennent constater la reprise en pépinière de certaines essences qu’ils croyaient disparues de la région.
Pour l’avenir, le pépiniériste nous dit aussi vouloir continuer à produire des petits arbres, et ainsi fournir les paysans et les projets de la région, et bien sûr Forest&Life Togo. À partir de 2017, n’étant plus salarié de l’ONG il en fera un métier. Le début est difficile, mais Eric est confiant : la vente de ses plants lui procurera désormais l’essentiel de ses revenus annuels. Cette année par exemple, il entretient déjà 40 000 plants dans la pépinière de Volové, et sans doute 60 000 en 2018, certainement 200 000 par an dans quelques années ! En complément, il est aussi régulièrement sollicité par des propriétaires de la région pour planter des vergers de cacaoyers, de fruitiers ou leurs plantations sylvicoles.

 

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Le vendredi 10 février 2017, l’APPEF-Togo, membre du mouvement Forest&Life, a reçu une visite de l’Institut Technique de Recherche Agronomique (ITRA), seul organisme habilité au Togo à délivrer les certificats de salubrité nécessaires à l’exportation de produits d’origine végétale et à leur autorisation de mise sur le marché. La visite avait comme objectif de faire le point sur l’aménagement du site (marche en avant) et de donner à l’APPEF les recommandations nécessaires sur les procédures d’hygiène, avec en perspective, la possibilité de se faire délivrer une autorisation de mise sur le marché officielle par le ministère du commerce.

L’ITRA, après avoir donné ses recommandations quant à la mise en conformité du site selon les critères HACCP, a effectué 5 prélèvements pour analyses par l’Institut d’Hygiène National (INH) qui permettra la délivrance d’un certificat de salubrité valable pour 1 an. Ce document est nécessaire pour permettre l’export des 300 kg de poudre de feuilles de moringa prévus pour sonder le marché américain.

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Deux téléphones qui n’arrêtent pas de sonner, des aller-retour hebdomadaires entre Lomé et Agou et de nombreux voyages pour présenter son modèle dans les forums : Sena Dzahini est un homme pressé. Pressé que chaque jeune d’Agou, et du Togo en général, puisse s’épanouir et s’autonomiser par l’agriculture. C’est pour cela qu’en 1998 il crée, avec des amis, l’ONG CADO, et plus récemment, la Ferme école Pensée Positive.
A l’instar de l’ensemble du Togo en effet, les taux de déscolarisation et de chômage des jeunes diplômés, sont élevés à Agou. Or, les jeunes qui quittent le collège ou le lycée et qui reviennent à l’agriculture pour aider les parents, le font avec un goût d’échec. Pour CADO, il faut changer de regard et déconstruire l’image qui veut que l’agriculture soit l’apanage de ceux qui n’ont pas réussi.  A la ferme Pensée Positive, Séna, Serge, et tous les autres forment les jeunes à une agriculture durable, à l’agroforesterie, à des pratiques plus productives mais écologiques, et même au montage de composantes solaires.
Ce vendredi 10 février fut un jour de célébration à Agou. En effet, l’ONG CADO vient de sortir 12 jeunes avec l’appui d’une association française, ASPO, présentée à CADO par Forest&Life en 2015. Nous étions alors convaincu de la pertinence du diagnostic de CADO. La plupart des 12 jeunes (deux promotions de 6 formés en 2015 et 2016) sont à présent installés dans leurs nouvelles fermes. Les terrains ont été reçus des parents ou négociés auprès de la chefferie locale par l’ONG CADO. Les jeunes ont été équipés (puits, brouettes, matériel aratoire et d’arrosage), reçu de jeunes pousses d’arbres, les premières semences (maïs, haricots,…), des boutures de manioc, les reproducteurs pour démarrer leurs élevages, et même une petite maison !

Un second soutien commence en 2017. Celui d’une entreprise française, Oresys, qui démarre son programme Plant&Protect, visant à compenser les émissions carbone du groupe, tout en participant à des projets à fort impact social. Avec Forest&Life et CADO, Oresys va permettre la création de jardins potagers nutritifs dans les écoles et les fermes des jeunes. Dans ces jardins seront plantés différents arbres fruitiers riches en vitamines, du moringa, des légumes. Les enseignants, les enfants et des agriculteurs seront sensibilisés et formés par l’Université de Lomé aux bonnes pratiques nutritionnelles.
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Vous comprendrez maintenant notre joie d’avoir été de la fête ce vendredi avec les jeunes de la ferme Pensée Positive, leurs parents et les membres de CADO : voici des jeunes, un temps découragés, qui se sont mis en chemin, dépassant tous les aprioris. Ils vont désormais produire une alimentation saine pour eux-mêmes, et sans doute vendre à leurs voisins, aux urbains, tout en contribuant à la reforestation des bassins versants d’Agou… Bref, nous comprenons que Séna soit pressé !

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Au Bénin, l’équipe de Forest&Life a passé deux jours dans la commune de Boukoumbé, auprès de l’ONG Atacora Essentials, créée sous l’impulsion de David Goldman il y a sept ans. Tour à tour charpentier, puis landscape manager et fermier bio, David connait bien Boukoumbé. A 27 ans, convaincu que « nous sommes sur cette terre pour faire la différence », David s’inscrit aux Peace Corps et intervient comme volontaire à Boukoumbé dans un vaste projet d’agroforesterie. La qualité de sa rencontre avec les Otomari fut telle qu’il y revient à la fin des années 2000 pour explorer les possibles avec ses anciens collègues. Ainsi est née l’idée de la promotion féminine par la valorisation des ressources naturelles endogènes.
Atacora Essentials intervient actuellement dans une 50aine de villages de la commune et a développé une filière baobab. L’ONG accompagne plus de 70 femmes dans la valorisation de la poudre obtenue à partir de fruits collectés auprès de 1300 paysans. Il se trouve que cette activité a lieu au plus fort de la saison sèche, période durant laquelle les opportunités de travail étaient quasi nulles. La plupart de la production est certifiée bio.
Forest&Life et Atacora ont exploré plusieurs possibilités de diversification des revenus, notamment par le développement d’une nouvelle filière moringa.

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Dans la poursuite des rencontres au Togo, Kinomé a eu une séance de travail avec la Coordinatrice nationale du PDC+, programme qui s’occupe, entre autres des cantines scolaires au Togo (308 écoles financées). Kinomé a présenté les derniers développement du programme Forest&Life sur le Moringa au Togo : les jardins potagers scolaires et les cantines scolaires. En effet, Kinomé accueille un nouveau partenaire (ORESYS) qui va financer :

– l’ONG CADO pour former des jeunes ruraux en agroécologie, planter des jardins potagers scolaires (moringa, arbres fruitiers nourriciers,…)

– l’Université de Lomé pour sensibiliser aux bonnes pratiques nutritionnelles, tester de nouvelles recettes au moringa dans des cantines scolaires, évaluer la valeur nutritionnelles des recettes qui seront retenues à l’issue de tels tests.
Le PDC+ a confirmé son intérêt pour le moringa et son souhait de suivre de près ce volet de Forest&Life pour petit à petit se l’approprier et intégrer le processus.
Ainsi, des ateliers et visites seront organisées tout au long de l’année 2017 pour stimuler ces échanges.
A présent, cap sur le Bénin !

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Kinomé commence un voyage au Togo et au Bénin pour rencontrer ses partenaires du programme Forest&Life sur le Moringa, ainsi que des organisations intéressées ou déjà engagées dans le moringa.
Au Togo, notre première étape nous a amené à la Délégation régionale de la Croix Rouge Togolaise à Tsévié. Kinomé a fait le point sur le travail des 150 femmes des 5 Clubs des Mères soutenus par le Programme Moringa. Leur rôle est à la fois de sensibiliser les familles aux vertus nutritionnelles du moringa et de proposer des produits à partir de la feuille de moringa. En particulier, la Croix Rouge Togolaise nous a restitué une étude de marché du Moringa au Togo.

Le sondage, mené sur l’étendue du territoire togolais, a révélé que tous les enquêtés ruraux ou urbains, connaissent le moringa. En général cette connaissance leur a été transmise par les parents. Néanmoins, beaucoup n’en consomment pas, en particulier les urbains qui ont changé d’habitudes alimentaires : ils consomment de moins en moins de recettes ancestrales, accordent de moins en moins de temps à la préparation, voire achètent en dehors de la maison. 70% des enquêtés considèrent même que leur alimentation est pauvre et avancent des raisons budgétaires, mais aspirent à manger mieux, sain et naturel.

Les constats et recommandations de cette étude vont renforcer la stratégie du Programme Forest&Life sur le Moringa, soutenu par Cartier Charitable Foundation et la Fondation Ashoka.

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L’équipe de Forest&Life part au Nord Bénin à la rencontre de ses amis de chez Atacora, ONG et entreprise de l’économie solidaire engagée depuis plusieurs années dans l’amélioration des conditions de vie par une meilleure gestion des ressources naturelles et la valorisation durable de produits non-ligneux (fruits de baobab, amandes de karité, fleurs de bissap, des céréales locales telles que le fonio, le miel, et…le moringa).

Atacora valorise la production de 1 200 producteurs locaux de 52 villages de la commune de Boukoumbé au Bénin ; l’organisation emploie une soixantaine de femmes pour la transformation des produits locaux, de qualité biologique. Les produits transformés sont distribués en Afrique de l’Ouest et vers le continent américain. Cette visite a pour but d’échanger et d’esquisser des perspectives avec les équipes d’Atacora et les communautés locales partenaires. En particulier, le sujet de l’agroforesterie à base de fonio et bissap, sous couvert de baobab, de gliricidia et de moringa sera exploré.

Ensuite, Forest&life se rendra au Togo pour rencontrer les partenaires du nouveau projet financé par Oresys dans le cadre de son programme Plant&Protect :
CADO, ONG engagée dans la formation des jeunes à l’agroécologie. Avec les jeunes qu’elle a formé, CADO sera en charge de la mise en place de jardins scolaires et familiaux à base d’arbres fruitiers nutritifs, de moringa et de divers légumes ;
– une nutritionniste de l’Université de Lomé qui formera et sensibilisera les enfants et les parents aux bonnes pratiques nutritionnelles et élaborera des recettes à base de moringa ;
– des institutions (entre autre le PDC +, Programme national en charge des cantines scolaires), afin qu’elles s’approprient le projet et intègrent progressivement l’expérience de Forest&Life dans une réflexion nationale.
Enfin, Forest&Life fera le suivi des actions lancées depuis 2014 auprès d’autres ONG :
– la Croix Rouge togolaise qui accompagne les Clubs des Mères dans le développement d’une offre nutritionnelle aux familles rurales ;
– l’APPEF-Togo, spécialiste de la production de feuilles de moringa que Forest&Life accompagne vers une meilleure gestion de la qualité et vers une meilleure valorisation des produits.

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Transformation Moringa

Les membres de l’APPEF continuent à innover dans le processus de transformation du moringa.

Avec le soutien de Forest&Life et de ses partenaires, APPEF-Togo s’est vue équipée d’un nouveau modèle de broyeur de feuilles de moringa, provenant de Chine. Cette étape vient renforcer la mise en place d’une démarche HACCP, engagée dès 2015. Ainsi, les femmes de l’APPEF vont pouvoir produire des quantités de poudre de moringa plus importantes encore et avec une qualité constante. Grâce à cette démarche, elles pourront progressivement répondre aux exigences internationales. Un premier test d’exportation vers les USA est en cours et porte sur quelques centaines de kg. Pour rappel, bien souvent, les transformatrices locales utilisent des moulins agricoles classiques, utilisés aussi bien pour moudre les céréales que pour broyer le moringa. Cela peut augmenter les risques de contamination.

Ce nouveau broyeur a été testé avec succès par l’APPEF-Togo pour le moulage du moringa, et sa conception permet un moulage avec des qualités d’hygiène irréprochables grâce à son couvercle. La livraison de la commande faite par Atacora Essentials Co aura lieu le 15 février prochain et devrait permettre à l’APPEF-Togo de s’ouvrir les portes des marchés internationaux qui représentent un potentiel de plusieurs tonnes par an.

 

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