
Selon une famille européenne se promenant dans la campagne en plein été : “A l’ombre d’une forêt, il fait frais, l’air est plus humide et la température plus basse de quelques degrés”.
Selon un paysan sahélien du village de Missirah, dans la région du Saloum au Sénégal : « Avant il y avait des arbres ici, et il y avait plus d’eau, les sols étaient plus fertiles ».
Selon un paysan de la communauté paysanne de José Ignacio Tavara, dans la province de Piura au Pérou : « Avec la disparition de la forêt, les ressources en eau du village se font plus rares ».

Les forêts échangent avec l'atmosphère, à tout instant, de l'énergie, de l'eau, de la chaleur, du CO2 et d'autres composés chimiques. Ces échangent affectent l'état hydrique et thermique de l'atmosphère, ainsi que sa composition chimique. Une modification de ces échanges agit sur la circulation de l'atmosphère et par conséquent sur le climat (De Noblet, 2006).
Des hydrologues et climatologues anglo-saxons ont ont établi une théorie scientifique, appelée Global Cooling Project, suggérant que la reforestation à grande échelle dans la ceinture intertropicale du globe aurait un impact régulateur sur le climat mondial via le cycle de l'eau (Cf. études de la NASA et du Land Atmosphere Resilience Initiative).
Les forêts sont aussi hôtes de nombreuses bactéries, dont certaines transportées par les nuages (aéro-portées), pourraient catalyser la formation de la pluie (on parle de bactéries « glaciogènes » car elles rendraient possible dans certaines circonstances la formation de glaçons se transformant en gouttes de pluie), et donc influer sur le climat et l'agriculture (Sands, 2009).
La déforestation opérée par les populations locales dans la zone tropicale dégage du CO2, principal gaz à effet de serre qui contribue à réchauffement notre climat. D'après les experts du GIEC, la déforestation serait responsable de 10 à 15% des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Ralentir la déforestation contribue donc à ralentir le dérèglement climatique.

A partir de ces constats et de la vision de la théorie du Global Cooling Project, Kinomé souhaite démontrer à travers Forest and Life que les interactions forêts&climat sont multiples, et mettre en lumière le rôle positif des forêts dans la lutte contre le dérèglement climatique. Une approche pluridisciplinaire est donc nécessaire pour appréhender et caractériser ces interactions. Pour y travailler, des scientifiques de différentes origines et domaines d'expertise, ont intégré le mouvement Forest&Life : agronomes, forestiers, micro-biologistes, climatologues, physiciens....
Pour cela, Forest&Life propose de porter une vision globale sur les forêts, qui jouent un rôle important dans la lutte contre le réchauffement climatique en stockant du CO2, mais pas uniquement ! Elles sont aussi une pièce maîtresse du cycle de l'eau, du rayonnement de l'énergie solaire et de la température de l'air ambiant.

Pour transcrire en faits et en chiffres compréhensibles par tous l'approche éthique retenue pour les projets de Forest&Life, Kinomé développe actuellement un outil de suivi et de pilotage de projets forestiers, grâce notamment au soutien du Centre Francilien de l'Innovation, de OSEO Innovation, et de la Région Ile de France.
De par les choix techniques de la solution informatique et son ergonomie, l'outil rendra la reforestation plus facile pour tous : planteurs et protecteurs des arbres, bailleurs, états et collectivités locales, institutions internationales, scientifiques, entreprises, particuliers... Le tout pour atteindre l'objectif des 15 milliards d'arbres à horizon 2018 !