FAQ

Pourquoi la forêt est indispensable à la vie ?

La forêt est indispensable à la vie humaine sur terre. Nous en avons besoin pour :

  • respirer : par le processus de photosynthèse, la forêt libère de l’O2 qui nous permet de respirer.
  • maintenir une atmosphère vivable sur terre : par le processus de photosynthèse, la forêt stocke dans son bois du CO2 qui est l’un des principaux gaz à effet de serre responsables du réchauffement climatique.
  • recycler les pluies en eau potable : les feuilles et les racines des arbres captent puis filtrent l’eau de pluie.
  • protéger le sol : les racines des arbres retiennent la terre et évitent son érosion, ce qui permet de maintenir une bonne qualité des sols pour l’agriculture (richesse, profondeur, structure).
  • s’alimenter : la forêt produit des fruits, des champignons, des fleurs comestibles qui viennent varier et enrichir notre alimentation, les fleurs des arbres permettent aux abeilles de produire plus de miel, qui est un aliment naturel bon pour notre santé. La forêt est le siège de nombreuses chaînes alimentaires végétales et animales.
  • s’abriter : le feuillage des arbres fournit de l’ombre aux hommes et aux cultures. La forêt est également un habitat et un refuge pour de nombreuses espèces végétales et animales. Sans la forêt, ces espèces disparaîtraient et avec elles tous le savoir traditionnel associé, comme par exemple les remèdes médicinaux utilisés de génération en génération par les populations locales et dont on peut extraire par des technologies modernes des principes actifs utilisables dans nos médicaments.
  • maintenir la biodiversité de la planète : moins de variétés de plantes et/ou d’animaux c’est une chaîne alimentaire plus courte, c’est moins de probabilités de trouver de nouveaux médicaments, c’est moins de possibilités de s’alimenter….
  • s’aérer : il fait toujours plus frais en forêt l’été, un sentiment de bien-être et d’apaisement envahit chacun de nous lorsqu’on les traverse…
  • rendre service : la forêt fournit du bois de coupe, du bois de feu, de la matière pour notre artisanat…

Pourquoi faut-il planter 15 milliards d'arbres ?

13 millions d’hectares de forêts par an ont été convertis à d’autres utilisations ou ont disparu pour causes naturelles dans le monde entre 2000 et 2010 (contre 16 millions d’hectares par an dans les années 1990, d’après la FAO). Des programmes ambitieux de plantation d’arbres dans des pays comme la Chine, l’Inde, les Etats-Unis et le Viet Nam – associés à une expansion naturelle des forêts dans certaines régions – ont ajouté plus de 7 millions d’hectares de nouvelles forêts chaque année.

Ainsi, la perte nette de superficies boisées est tombée à 5,2 millions d’ha/an de 2000 à 2010 (contre 8,3 millions d’ha/an dans les années 1990).

Si on considère une densité moyenne de 300 arbres/ha (en réalité : variable d’une région à l’autre ; plutôt 1000 arbres/ha dans la forêt tropicale et 100 arbres/ha dans la forêt sahélienne par exemple), il faudrait donc planter 1,5 milliards d’arbres/an soit 15 milliards d’arbres en 10 ans pour inverser la tendance mondiale de déforestation.

C’est la mission que s’est fixée Kinomé en 2008.

Est-ce-qu'on a la place pour planter tous ces arbres ?

Chaque arbre abattu et non remplacé laisse l’opportunité de planter de nouveaux arbres. Les champs agricoles sont également un terrain merveilleux pour l’agroforesterie, pratique ancestrale qui consiste à planter des arbres dans les champs agricoles et qui présente des bénéfices incroyables pour l’agriculture et l’environnement.

Les zones dégradées non utilisées pour l’agriculture (car polluées, érodées, pauvres, salines, peu accessibles…) sont également propices à la reforestation. Les berges des rivières, affluents, et tout points d’eau présentent également des surfaces potentielles pour la reforestation, autrefois pour la plupart boisées.

Les zones désertiques de certains pays, comme les pays du Sahel, sont un réservoir important inutilisé. A vérifier néanmoins si le coût humain et énergétique nécessaire pour planter est pérenne et en cohérence avec le devenir des plantations.

Nos villes hébergent également, lorsque le béton le permet, des surfaces valorisables pour reverdir les zones urbaines.

Tout projet de reforestation doit dans tous les cas au préalable être dimensionné pour répondre à une demande locale et après avoir étudié l’ensemble des possibilités en termes de fonciers (diagnostic local des lieux de reforestation potentiels).

L’enjeu est non pas de trouver de la place, il y en a, mais celui d’impliquer la population locale dans le temps pour que l’acte de reforester devienne automatique, durable et pérenne.