La forêt est indispensable à la vie humaine sur terre. Nous en avons besoin pour :
La forêt rend une myriade de produits et de services à l'homme et à la vie en général. Certains de ces produits et services sont valorisés sur le marché (ex : filières économiques locales, finance carbone), d'autres non mais contribuent directement à améliorer la vie.
Elle est également le siège de mécanismes biologiques, physiques et chimiques que notre technologie moderne ne sait copier à grande échelle (ex : photosynthèse). Plus globalement et par ces mêmes mécanismes, la forêt interagit avec notre climat et peut constituer un des moyens naturel, économique et efficace de lutte contre le réchauffement climatique.
Et pourtant, au niveau mondial nous laissons partir en fumée l’équivalent de la Grèce chaque année sans sourciller… La déforestation est souvent le résultat d’un constat économique cru: la forêt ne rapporte pas assez et se voit donc remplacée par du bétail ou du soja. Ailleurs, en Afrique par exemple, elle est la seule source d’énergie disponible pour les populations locales, qui n’ont pas les moyens d’en faire une exploitation durable.
13 millions d'hectares de forêts par an ont été convertis à d'autres utilisations ou ont disparu pour causes naturelles dans le monde entre 2000 et 2010 (contre 16 millions d'hectares par an dans les années 1990, d'après la FAO). Des programmes ambitieux de plantation d'arbres dans des pays comme la Chine, l'Inde, les Etats-Unis et le Viet Nam - associés à une expansion naturelle des forêts dans certaines régions - ont ajouté plus de 7 millions d'hectares de nouvelles forêts chaque année.
Ainsi, la perte nette de superficies boisées est tombée à 5,2 millions d'ha/anan de 2000 à 2010 (contre 8,3 millions d'ha/an dans les années 1990).
Si on considère une densité moyenne de 300 arbres/ha (en réalité : variable d'une région à l'autre ; plutôt 1000 arbres/ha dans la forêt tropicale et 100 arbres/ha dans la forêt sahélienne par exemple), il faudrait donc planter 1,5 milliards d'arbres/an soit 15 milliards d'arbres en 10 ans pour inverser la tendance mondiale de déforestation.
C'est la mission que s'est fixée Kinomé en 2008.
Chaque arbre abattu et non remplacé laisse l'opportunité de planter de nouveaux arbres. Les champs agricoles sont également un terrain merveilleux pour l'agroforesterie, pratique ancestrale qui consiste à planter des arbres dans les champs agricoles et qui présente des bénéfices incroyables pour l'agriculture et l'environnement.
Les zones dégradées non utilisées pour l'agriculture (car polluées, érodées, pauvres, salines, peu acessibles...) sont également propices à la reforestation. Les berges des rivières, affluents, et tout points d'eau présentent également des surfaces potentielles pour la reforestation, autrefois pour la plupart boisées.
Les zones désertiques de certains pays, comme les pays du Sahel, sont un réservoir important inutilisé. A vérifier néanmoins si le coût humain et énergétique nécessaire pour planter est pérenne et en cohérence avec le devenir des plantations.
Nos villes hébergent également, lorsque le béton le permet, des surfaces valorisables pour reverdir les zones urbaines.
Tout projet de reforestation doit dans tous les cas au préalable être dimensionné pour répondre à une demande locale et après avoir étudié l'ensemble des possibilités en termes de fonciers (diagnostic local des lieux de reforestation potentiels).
L'enjeu est non pas de trouver de la place, il y en a, mais celui d'impliquer la population locale dans le temps pour que l'acte de reforester devienne automatique, durable et pérenne.